{"id":4810,"date":"2024-09-19T12:06:04","date_gmt":"2024-09-19T11:06:04","guid":{"rendered":"http:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/?page_id=4810"},"modified":"2024-09-27T09:11:20","modified_gmt":"2024-09-27T08:11:20","slug":"on-parle-de-nous-2","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/?page_id=4810","title":{"rendered":"On parle de nous"},"content":{"rendered":"[vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]\n<h2 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Journal La Broye \u2013 Terroir<\/b><\/span><\/h2>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>06 janvier 2022<\/b><\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime;][trx_image src=\u00a0\u00bb4193&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb4881&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bbimg_link_large\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime;][vc_column_text]\n<p class=\"p1\"><strong><span class=\"s1\">\u00c0 Domdidier, les Jordan ont fait des vaches allaitantes une sp\u00e9cialit\u00e9<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Ne vous fiez pas \u00e0 la taille du magasin de la famille Jordan car \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette petite cabane en bois, le choix est immense. \u00c0 c\u00f4t\u00e9 de la viande de b\u0153uf, produit phare du domaine, on trouve aussi des l\u00e9gumes de saison, des \u0153ufs, des yaourts, du lait entier, des p\u00e2tes artisanales, de nombreux fromages, des huiles, des farines ou encore du jus de pomme. Ce qui ne provient pas de l&rsquo;exploitation est issu de producteurs des environs. \u00ab L\u2019id\u00e9e est d&rsquo;offrir un assortiment le plus complet possible avec les sp\u00e9cialit\u00e9s r\u00e9gionales que la client\u00e8le trouve l&rsquo;\u00e9t\u00e9 au march\u00e9 de Domdidier, expliquent Catherine et Pierre-Yves Jordan. <\/span><span class=\"s1\">A 43 et 45 ans, ce couple de Fribourgeois est \u00e0 la t\u00eate de l&rsquo;\u00c9levage du Pr\u00e9 d\u2019Eissy dans la Broye. Leur cheptel bovin est constitu\u00e9 d&rsquo;une cinquantaine de vaches limousines et leur viande labellis\u00e9e Natura-Beef. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">\u00c0 c\u00f4t\u00e9 de son activit\u00e9 de v\u00e9t\u00e9rinaire, Catherine Guerry Jordan seconde son \u00e9poux, Pierre-Yves, qui \u00e9l\u00e8ve une cinquantaine de vaches limousines, sur leur exploitation de Domdidier (FR). Les Jordan se sont lanc\u00e9s dans la vente directe il y a six ans, avec l&rsquo;objectif d&rsquo;\u00e9couler l&rsquo;entier de leur production de fa\u00e7on autonome. \u00ab Nous sommes aujourd&rsquo;hui \u00e0 95 %, se r\u00e9jouit l&rsquo;\u00e9leveur. Les b\u00eates sont abattues \u00e0 Avenches (VD), \u00e0 un poids de 250 \u00e0 300 kilos, et les morceaux sont pr\u00e9par\u00e9s par un boucher de la r\u00e9gion. Les Jordan proposent diff\u00e9rents formats, \u00e0 r\u00e9server et \u00e0 venir chercher \u00e0 la ferme. Il y a le carton tradition de dix kilos, constitu\u00e9 d&rsquo;un m\u00e9lange complet, une version gourmet \u00e0 cinq kilos compos\u00e9e des parties nobles, un paquet de morceaux \u00e0 mijoter, qui conna\u00eet un joli succ\u00e8s l&rsquo;automne, ou encore des lots de grillades, le must de l&rsquo;\u00e9t\u00e9. Le surplus est \u00e9coul\u00e9 dans leur magasin de vente directe et dans quelques enseignes de la r\u00e9gion. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">A c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;\u00e9levage bovin, le couple engraisse des poulets pour la grande distribution et h\u00e9berge une septantaine de pondeuses dans un poulailler mobile. Leur exploitation d&rsquo;une soixantaine d&rsquo;hectares produit aussi de l&rsquo;huile de colza, des c\u00e9r\u00e9ales IP Suisse cultiv\u00e9es sans herbicides, de l&rsquo;orge, du triticale, du ma\u00efs, du lupin et des herbages. Cette diversification leur permet d&rsquo;\u00eatre aujourd&rsquo;hui autosuffisants \u00e0 100% dans l&rsquo;affouragement de leur troupeau bovin. La famille Jordan s&rsquo;est sp\u00e9cialis\u00e9e dans les allaitantes il y a cinquante ans. \u00ab Mon p\u00e8re a commenc\u00e9 en 1970, deux ans apr\u00e8s avoir arr\u00eat\u00e9 la production laiti\u00e8re. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 1990, il a aussi lanc\u00e9 le petit \u00e9levage de franches-montagnes que nous poursuivons aujourd\u2019hui, raconte le Fribourgeois.<span class=\"Apple-converted-space\">\u00a0 <\/span><\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Sa ferme accueille actuellement trois juments poulini\u00e8res et quelques jeunes des n\u00e9s \u00e0 la vente. \u00ab Il s&rsquo;agit avant tout d&rsquo;un hobby. Nous n&rsquo;avons nullement l&rsquo;intention de concurrencer le Jura. Nous faisons \u00e7a par passion pour cette race, confient Catherine et Pierre-Yves Jordan. Un virus transmis \u00e0 leurs deux jeunes fils de 11 et 12 ans, qui poss\u00e8dent d\u00e9j\u00e0 leurs propres \u00e9levages de lapins et de cochons d&rsquo;Inde dans un coin de l&rsquo;\u00e9curie. La rel\u00e8ve est assur\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p>&nbsp;<\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">UN LABEL PIONNIER EN SUISSE <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La certification Natura-Beef a \u00e9t\u00e9 cr\u00e9\u00e9e en mars 1980 avec pour objectif premier de revaloriser les produits de l&rsquo;\u00e9levage allaitant, alors en manque de d\u00e9bouch\u00e9s. Le volume des ventes est pass\u00e9 de 300 t\u00eates de b\u00e9tail Natura-Beef, il y a quarante ans, \u00e0 plus de 40 000 en 2019 Le label promeut un \u00e9levage le plus naturel possible, soit des veaux de race \u00e0 viande allait\u00e9s jusqu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e2ge de dix mois, dont l&rsquo;alimentation doit \u00eatre ensuite compl\u00e9t\u00e9e, avec de l&rsquo;herbe et du foin. Le programme garantit \u00e9galement la d\u00e9tention en plein air avec p\u00e2ture en \u00e9t\u00e9 et sortes en hiver. Cette certification, qui existe en conventionnel et en bio, est g\u00e9r\u00e9e par l&rsquo;association Vache m\u00e8re Suisse, \u00e0 laquelle peuvent adh\u00e9rer les \u00e9leveurs du pays.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><a style=\"font-size: 16px;\" href=\"https:\/\/www.mutterkuh.ch\/fr\/natura-beef\" target=\"_blank\" rel=\"noopener\">+D&rsquo;INFOS\u00a0<\/a><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">(AUR\u00c9LIE JAQUET) <\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]\n<h2 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>Le Journal La Broye, La Der<\/b><\/span><\/h2>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>17 juin 2021<br \/>\n<\/b><\/span>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime;][trx_image src=\u00a0\u00bb4193&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb4813,4814&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bbimg_link_large\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime;][vc_column_text]\n<p class=\"p1\"><strong><span class=\"s1\">Il n&rsquo;est jamais trop tard pour faire ce qu&rsquo;on aime\u00a0!<\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"> Portrait. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Catherine Guerry Jordan, v\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 Domdidier et passionn\u00e9e par le monde paysan, vient de reprendre une deuxi\u00e8me formation, un CFC d&rsquo;agricultrice, tout en lan\u00e7ant la famille dans un virage \u00e0 180\u00b0 avec une d\u00e9marche z\u00e9ro d\u00e9chet. Il y a des parcours comme \u00e7a qui semblent suivre un cap \u00e9vident d\u00e8s le d\u00e9part. C&rsquo;est le cas de celui de Catherine Guerry Jordan, d&rsquo;aussi loin qu&rsquo;elle se souvienne, la broyarde avoue une passion pour les animaux et a toujours \u00e9t\u00e9 attir\u00e9e par l&rsquo;agriculture. Je n&rsquo;y suis pas n\u00e9e, mais c&rsquo;est un milieu que j&rsquo;adore. \u00c0 Domdidier, elle grandit d\u00e9j\u00e0 entour\u00e9e d&rsquo;une m\u00e9nagerie de chevaux, chiens et chats. Ce fil animal l&rsquo;a conduit vers des \u00e9tudes de m\u00e9decine v\u00e9t\u00e9rinaire avec un penchant agricole. Une opportunit\u00e9 professionnelle la fera bifurquer vers les petits animaux \u00e0 la sortie de ses \u00e9tudes, mais le lien n&rsquo;est pas coup\u00e9.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le monde paysan, elle l&#8217;embrasse \u00e0 bras le corps en 2008, en m\u00eame temps qu&rsquo;elle \u00e9pouse Pierre-Yves Jordan, qu&rsquo;elle a rencontr\u00e9 durant ses \u00e9tudes. Il vient du m\u00eame village qu&rsquo;elle et partage sa passion pour les chevaux. Ensemble, ils reprennent le domaine familial en 2011, essentiellement des vaches-m\u00e8res pour la production de viande, mais aussi des grandes cultures de c\u00e9r\u00e9ales en conventionnel IP suisse et trois poulaillers exploit\u00e9s avec un autre agriculteur du village. En parall\u00e8le, ils \u00e9l\u00e8vent des franches-montagnes dont ils avaient d\u00e9j\u00e0 partag\u00e9 le dressage et les concours d&rsquo;attelage d\u00e8s leur rencontre en 2002.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">En 2012, ils construisent leur village \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la ferme, tandis qu&rsquo;un an plus tard, elle ouvre son cabinet v\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 Domdidier. \u00c0 la ferme, une \u00e9vidence s&rsquo;installe rapidement, la vente directe de viande, dans l&rsquo;air du temps aujourd&rsquo;hui. L&rsquo;id\u00e9e \u00e9tant de ne pas d\u00e9pendre des grands circuits. En 2019, ils ouvrent un march\u00e9 en libre-service \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la ferme en continuit\u00e9 du petit march\u00e9 de Domdidier. La viande, Catherine Guerry Jordan va aussi la vendre au march\u00e9 de Domdidier et \u00e0 celui d&rsquo;Hauterive, son petit plaisir du samedi matin.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Alors c&rsquo;est tout naturellement que l&rsquo;an dernier, en plus de tout \u00e7a, \u00e0 42 ans, celle qui est aussi maman de deux gar\u00e7ons, reprend une formation compl\u00e8te d&rsquo;agricultrice. \u00ab Il y a 20 ans que je suis dans l&rsquo;agriculture, mais je voulais comprendre, avoir les bases. Il n&rsquo;est jamais trop tard pour faire ce qu&rsquo;on aime \u00bb, lance-t-elle, soucieuse de montrer que tout est possible pourvu qu&rsquo;on y croit.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Dans la famille Jordan et Guerry, les id\u00e9es tournent \u00e0 plein r\u00e9gime. En 2017, Catherine n&rsquo;a d\u00e9j\u00e0 pas h\u00e9sit\u00e9 \u00e0 faire prendre un virage \u00e0 180 degr\u00e9s \u00e0 toute la famille en la lan\u00e7ant dans une d\u00e9marche z\u00e9ro d\u00e9chet. \u00ab On achetait pas mal de lait en briques. Je trouvais que c&rsquo;\u00e9tait b\u00eate de ne pas acheter directement aux producteurs \u00bb. Le d\u00e9clic co\u00efncide avec l&rsquo;ouverture du magasin en vrac d&rsquo;Avenches. Elle se renseigne, lit, cherche \u00e0 droite et \u00e0 gauche, suit des cours et tout est r\u00e9volutionn\u00e9 en deux mois. \u00ab Je suis connue pour \u00eatre un peu extr\u00e9miste \u00bb, reconna\u00eet-elle, \u00ab et quand elle se lance, c&rsquo;est \u00e0 200 % \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Depuis, la broyarde ne fr\u00e9quente quasi plus la grande distribution, \u00e0 part pour des produits comme le papier toilette. Elle fait tout ce qu&rsquo;elle peut elle-m\u00eame ou ach\u00e8te local. Marie et fils adh\u00e8rent. Le m\u00e9nage sort entre 60 et 100 grammes de d\u00e9chets par jour. \u00ab Je p\u00e8se mes poubelles juste pour savoir o\u00f9 on en est \u00bb.<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Catherine Guerry Jordan fabrique ses produits m\u00e9nagers \u00e0 partir des basiques savon noir et vinaigre. Son produit lessive, c&rsquo;est de la cendre. \u00ab Mon beau-p\u00e8re chauffe au bois \u00e0 la ferme, je peux r\u00e9cup\u00e9rer de la bonne cendre de bois propre. Je la laisse d\u00e9canter et r\u00e9cup\u00e8re l&rsquo;eau que je peux utiliser en lessive \u00bb. Aussi simple que \u00e7a, et efficace, son propre m\u00e9lange pour le lave-vaisselle se compose de :<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Cristaux de soude, percarbonate et acide citrique<\/span><\/p>\n<p class=\"p2\"><span class=\"s1\">Elle conserve ses oranges et agrumes diverses dans un bocal qui devient liquide de rin\u00e7age. Ses produits cosm\u00e9tiques et ceux des soins de toute la famille sont aussi faits maison. \u00ab Il m&rsquo;est devenu presque choquant d&rsquo;aller acheter un produit de douche dans un supermarch\u00e9. L\u00e2che celle qui a pourtant une allure soign\u00e9e et un milieu de la babacool \u00bb. \u00c9tonnamment, du temps avec tout \u00e7a, elle en gagne, assure-t-elle.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il faut dire qu&rsquo;elle est plut\u00f4t cal\u00e9e en organisation gr\u00e2ce notamment \u00e0 son carnet noir, \u00e0 cheval en entre l\u2019agenda et le carnet de notes qui ne la quitte pas. \u00ab En achetant ma premi\u00e8re bouteille de lait en vrac, je ne pensais pas en arriver l\u00e0 o\u00f9 on en est aujourd&rsquo;hui. Je suis plut\u00f4t en train de vider ma maison. Moins on a, plus on est heureux. En consommant moins, on peut aussi revoir le budget \u00e0 la baisse et l\u00e2cher prise. \u00bb<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Texte Isabelle Kotella<\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]\n<h2><span class=\"s1\"><b>Journal Agri, portrait<\/b><\/span><\/h2>\n<p><span class=\"s1\"><b>2 octobre 2020<\/b><\/span>[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime;][trx_image src=\u00a0\u00bb4193&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb4812&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bbimg_link_large\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime;][vc_column_text]\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Catherine Guerry Jordan, v\u00e9t\u00e9rinaire et apprentie agricultrice \u00e0 Domdidier, Fribourg. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><strong><span class=\"s1\">D&rsquo;abord aimer, ensuite foncer. <\/span><\/strong><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Je n&rsquo;ai qu&rsquo;un seul carnet et j&rsquo;y note tout : id\u00e9es de menus, g\u00e2teaux \u00e0 amener \u00e0 l\u2019\u00e9cole, &#8230;Vraiment tout. Catherine Guerry Jordan de Domdidier, Fribourg, a bien tent\u00e9 de tenir un dossier par th\u00e8me mais c&rsquo;\u00e9tait trop complexe. Il n&rsquo;y a finalement qu&rsquo;une ou deux notes qui sont importantes et puis j&rsquo;ai fait le deuil d&rsquo;un cahier joli jusqu&rsquo;\u00e0 la derni\u00e8re page.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Voici une femme organis\u00e9e et pour cause. \u00c0 42 ans, cette m\u00e8re de deux gar\u00e7ons de 10 et 11 ans vient de reprendre l&rsquo;apprentissage d&rsquo;un m\u00e9tier dont elle a longtemps r\u00eav\u00e9, agricultrice. A-t-elle encore des choses \u00e0 apprendre, elle qui aide \u00e0 la ferme depuis si longtemps ? Je manque de connaissances au niveau des grandes cultures. L&rsquo;\u00e9cologie m&rsquo;int\u00e9resse et je veux comprendre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Le carnet de Catherine ne contient pas que des rappels pour les g\u00e2teaux et les menus. V\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un cabinet pour animaux de compagnie, elle seconde Pierre-Yves, son mari \u00e0 la ferme, \u00e0 la vente directe pour la comptabilit\u00e9 et l&rsquo;\u00e9levage de franches montagnes. Issus du m\u00eame village, passionn\u00e9e par les chevaux, ces deux s&rsquo;\u00e9panouissent au Pr\u00e9 d&rsquo;Eissy. Elle rigole, ne vous y fiez pas, je suis un tyran. Avec son air taquin et son sourire en coin, impossible d&rsquo;en douter.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Il y a quelques ann\u00e9es, la famille s&rsquo;est orient\u00e9e vers la d\u00e9marche z\u00e9ro d\u00e9chet. Y parvient-elle ? Non. On en est \u00e0 80-100 grammes par jour. Catherine ach\u00e8te beaucoup en seconde main. Mais au diable les clich\u00e9s, bien qu&rsquo;elle utilise que de la lessive \u00e0 la cendre et des produits faits maison, tout est propre jusque dans les coins. Point de hippie ou d&rsquo;ex-soixante-huitarde \u00e0 l&rsquo;horizon. Les extr\u00eames, ce n&rsquo;est pas vraiment son genre.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">La strat\u00e9gie d&rsquo;entreprise des Jordans se r\u00e9sume \u00e0 ne pas mettre tous les oeufs dans le m\u00eame panier. La quasi-totalit\u00e9 de la production de viande, l&rsquo;exploitation compte 50 vaches m\u00e8res, est commercialis\u00e9e en vente directe, une grande partie sur commande anticip\u00e9e par lot de 10 kg. Un grand avantage. On peut dire \u00e0 quelle date on tuera la prochaine. Leur site internet propose plusieurs variantes : Tradition, Gourmet, \u00e0 Mijoter, Viande hach\u00e9e.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Aid\u00e9 de deux apprentis, du papa de Pierre-Yves ainsi que des grands-mamans, la famille g\u00e8re encore trois poulaillers en association et plusieurs dizaines d&rsquo;hectares de grandes cultures et cultures fourrag\u00e8res. Elle l&rsquo;avait dit d&#8217;embl\u00e9e, tout est question d&rsquo;organisation.<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Finalement, l&rsquo;important, c&rsquo;est que Catherine se l\u00e8ve chaque matin heureuse. S\u00e9rieux ? Oui, je peux le dire. Il ne faut pas attendre demain pour vivre la vie que l&rsquo;on veut vivre. J&rsquo;\u00e9coute mon c\u0153ur et j&rsquo;y vais. (Texte de Martine Romanens)<\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Date cl\u00e9 :<\/span><\/p>\n<ul class=\"ul1\">\n<li class=\"li2\"><span class=\"s1\">2005, fin d&rsquo;\u00e9tudes v\u00e9t\u00e9rinaires qu&rsquo;elle compl\u00e9tera plus tard avec de la m\u00e9decine comportementale.<\/span><\/li>\n<li class=\"li2\"><span class=\"s1\">2008, mariage avec Pierre-Yves, Catherine ajoutera le nom de son mari au sien. Je suis d&rsquo;accord de m&rsquo;augmenter, pas de me diminuer.<\/span><\/li>\n<li class=\"li2\"><span class=\"s1\">2009, naissance d&rsquo;Arnaud puis de Thibault un an plus tard. Les deux s&rsquo;investissent aux c\u00f4t\u00e9s de leurs parents.<\/span><\/li>\n<li class=\"li2\"><span class=\"s1\">2012, construction de la villa familiale \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la ferme qui date, elle, de 2002.<\/span><\/li>\n<li class=\"li2\"><span class=\"s1\">2018, d\u00e9but de la d\u00e9marche z\u00e9ro d\u00e9chet.<\/span><\/li>\n<\/ul>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text]\n<h2 class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>TERROIR FRIBOURG \u00ab LA GAZETTE \u00bb<\/b><\/span><\/h2>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\"><b>2021<\/b><\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime;][trx_image src=\u00a0\u00bb4193&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb4816,4815&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bbimg_link_large\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime;][vc_column_text]\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">L&rsquo;Elevage du Pr\u00e9 d&rsquo;Eissy, des g\u00e9n\u00e9rations de tradition C&rsquo;est dans les pr\u00e9s fleuris, au lieu-dit du Pr\u00e9 d&rsquo;Eissy, que cette histoire commence. Une histoire de famille vieille de plus de 200 ans qui a d\u00e9but\u00e9 \u00e0 Domdidier. Une terre riche de traditions qu&rsquo;exploitent aujourd&rsquo;hui Catherine et Pierre-Yves. Ce dernier, passionn\u00e9 par l&rsquo;agriculture depuis toujours, repr\u00e9sente la cinqui\u00e8me g\u00e9n\u00e9ration. Il suit les traces de ses anc\u00eatres en reprenant le domaine en 2011 et cr\u00e9e l&rsquo;Elevage du Pr\u00e9 d&rsquo;Eissy, apr\u00e8s avoir obtenu son CFC d&rsquo;agriculteur, son brevet f\u00e9d\u00e9ral et sa ma\u00eetrise. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Catherine, quant \u00e0 elle, est \u00e0 la t\u00eate d&rsquo;un cabinet v\u00e9t\u00e9rinaire \u00e0 Domdidier et effectue, en parall\u00e8le, son CFC d&rsquo;agricultrice. Ce que ces deux terriens affectionnent particuli\u00e8rement, c&rsquo;est le travail avec leurs vaches allaitantes dans le respect de la nature et des animaux. C&rsquo;est pourquoi ils ont labellis\u00e9 leur b\u0153uf Natura Beef\u00bb . L&rsquo;\u00e9levage compte aujourd&rsquo;hui une cinquantaine de Limousines avec leurs veaux, particuli\u00e8rement bien adapt\u00e9es au fourrage de plaine qu&rsquo;ils produisent eux- m\u00eames. <\/span><\/p>\n<p class=\"p1\"><span class=\"s1\">Si Catherine et Pierre-Yves ont pour projet d&rsquo;agrandir leur ferme, il leur tient \u00e0 c\u0153ur de garder un \u00e9levage \u00e0 dimension humaine. Mais cette histoire de famille ne s&rsquo;arr\u00eate pas l\u00e0. La jeune g\u00e9n\u00e9ration s&rsquo;implique d\u00e9j\u00e0 dans le domaine. Ag\u00e9s de douze et onze ans, leurs deux gar\u00e7ons, Arnaud et Thibault, ont d\u00e9velopp\u00e9 leur propre \u00e9levage de lapins fermiers dont la viande est toute fraichement \u00ab Certifi\u00e9e Terroir Fribourg\u00bb. (H\u00c9L\u00c8NE DUMOULIN)<\/span><\/p>\n[\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column][vc_empty_space height=\u00a0\u00bb50px\u00a0\u00bb][\/vc_column][\/vc_row]\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"[vc_row][vc_column][vc_empty_space][vc_column_text] Journal La Broye \u2013 Terroir 06 janvier 2022 [\/vc_column_text][\/vc_column][\/vc_row][vc_row][vc_column width=\u00a0\u00bb1\/4&Prime;][trx_image src=\u00a0\u00bb4193&Prime;][vc_gallery type=\u00a0\u00bbimage_grid\u00a0\u00bb images=\u00a0\u00bb4881&Prime; img_size=\u00a0\u00bbfull\u00a0\u00bb onclick=\u00a0\u00bbimg_link_large\u00a0\u00bb][\/vc_column][vc_column width=\u00a0\u00bb3\/4&Prime;][vc_column_text] \u00c0 Domdidier, les Jordan ont fait des vaches allaitantes une sp\u00e9cialit\u00e9 Ne vous fiez pas \u00e0 la taille du magasin de la famille Jordan car \u00e0 l&rsquo;int\u00e9rieur de cette petite cabane en bois, le choix est immense. \u00c0 [&hellip;]\n","protected":false},"author":1,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4810"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/users\/1"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fcomments&post=4810"}],"version-history":[{"count":6,"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4810\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":4882,"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=\/wp\/v2\/pages\/4810\/revisions\/4882"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.elevagedupredeissy.ch\/index.php?rest_route=%2Fwp%2Fv2%2Fmedia&parent=4810"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}